LE DINDON
De Georges Feydeau - Mise en scène:elisa Chicaud

LA TRAME

Dans cette pièce Feydeau se montre particulièrement inventif, son génie comique s'y déploie avec une aisance, une force et une prodigalité extraordinaires. Les situations s'enchevêtrent, s'enchaînent à toute vitesse, truffées de gags et de bons mots.
La trame de la pièce :
La " vertueuse Lucienne est en proie aux assiduités du maladroit Rédillon et de l'enfatué Pontagnac. Elle fait savoir qu'elle ne trompera son époux, le brave avoué Vatelin, que si celui-ci donne l'exemple. Inopinément Madame Pontagnac et Maggy l'ex-maîtresse de Vatelin arrivent chez lui

LES PHOTOS DE LA PIECE


SON ŒUVRE :

 

 

 


Georges Feydeau, boursier reconnu, écrivain à la mode, ami de Théophile Gautier et Flaubert se marie en secondes noces à la ravissante Léocadie Zelewska, jeune femme volage qui suscite bien des passions parmi les hautes personnalités de l'époque. De cette union naît Georges le 8 Décembre 1862 à Paris. La paternité d'Ernest est contestée , le Duc de Morny ayant partagé les faveurs de Léocadie. Valentine vient au monde 4 ans plus tard. Le petit Georges est un enfant "terrible," qui découvre le théâtre à 7 ans et commence à écrire des pièces aussitôt. Elève paresseux il quitte le Lycée Saint Louis sans diplôme et partage son temps entre l'écriture et le travail d'acteur, au sein du"Cercle des Castagnettes", puis du "Cercle de l'Obole" . Il publie des monologues, en vogue à cette époque, mais il s'oriente rapidement vers les vaudevilles qu'il écrit en collaboration avec Maurice Desvallières. Noctambule, il soigne ses relations mondaines; beau, élégant, spirituel, il séduit les femmes! Il se passionne pour la peinture, prend des cours auprès de Carolus-Duran dont il épousera la fille, Marie -Anne, en Décembre 1889. Il aura 4 enfants , Jacques, Germaine, Michel, Jean- Pierre.
C'est à partir de 1892 que ses pièces connaissent un réel succès. En 1895 il se sépare de Desvallières . Feydeau pense qu'il est capable d'écrire tout seul des pièces d'une qualité supérieure. La première comédie ainsi conçue le DINDON, créée au Théâtre du Palais Royal le 8 Février 1896 , remporte un triomphe qui sera amplement confirmé trois ans plus tard par LA DAME DE CHEZ MAXIM'S. Il est désormais reconnu comme le maître du vaudeville, et entre les pièces qu'il écrit toujours dans l'urgence, étant d'un naturel indolent, il passe sa vie entre gains et surtout pertes au baccara et à la bourse, achats de tableaux de Millet, Boudin, Sisley, ou Utrillo....et conquêtes féminines. En 1904 , lassée, Madame Feydeau demande le divorce.
En 1919 son état de santé déjà fragile se dégrade irrémédiablement crises de colère alternent avec bredouillements, le diagnostic implacable de"syphilis nerveuse" est prononcé. Il affirme être le fils de Napoléon III. C'est à Rueil Malmaison qu'il termine ses jours le 5 Juin 1921.

"Je ne sortirai plus d'ici....Je vais donc mourir à Rueil! Allons c'est très bien. Un vrai parisien meurt en banlieue : c'est de là qu'il embrasse le mieux Paris!"

QUELQUES PIÈCES ET MONOLOGUES

1878-1880 L'AMOUR DOIT SE TAIRE
1882 PAR LA FENÊTRE
1884 LE COLIS
1886 TAILLEUR POUR DAMES
1888 LES FIANCES DE LOCHES
1892 CHAMPIGNOL MALGRÉ LUI
1894 UN FIL A LA PATTE
1894 L'HÔTEL DU LIBRE ÉCHANGE
1896 LE DINDON
1899 LA DAME DE CHEZ MAXIM'S
1904 LA MAIN PASSE
1907 LA PUCE À L'OREILLE
1908 OCCUPE-TOI D'AMÉLIE
1911 MAIS N'TE PROMÈNE DONC PAS TOUTE NUE !
1916 LA COMPLAINTE DU PAUVRE

 


Elisa CHICAUD :

Propos de Mise en Scène

Depuis plusieurs années déjà Le Théâtre de l'Escabeau s'interroge sur le rire. Commencée avec "Bergson-Feydeau", écrit et mis en scène par Philippe RÉACHE, poursuivi avec "les Femmes Savantes", mis en scène par Jean-Denis LEFÈVRE, cette recherche se poursuit aujourd'hui avec LE DINDON de Georges Feydeau. Dans les pièces de Feydeau les choix de mise en scène sont très limités. Le propos est simple, clair et précis, il y a fort peu de place pour l'exégèse et le flou artistique n'y est pas de mise. Le travail des comédiens a été essentiellement axé sur la sincérité, l'acteur devant se refuser toute complaisance. S'il doit faire rire, il ne doit jamais chercher à faire rire. Ce sont les situations dans lesquelles le personnage est enfermé et le regard qu'il porte sur elles qui sont comiques. Nous avons cherché, à travers la rigueur de l'enchaînement des situations, la rapidité du mouvement de la pièce, la complexité et la précision des mécanismes mis en œuvre, à atteindre le burlesque, par ailleurs ce burlesque est inhérent à l'écriture. Du début à la fin il n'est question que de la "gaudriole"et, là aussi, peu de possibilités de flou. Qui va finalement coucher avec qui, et comment y parviendront-ils ? Les personnages sont animés de désirs ravageurs souvent situés au dessous de la ceinture. Nous n'avons pas cherché à édulcorer le propos ! Très mobiles les décors permettront de passer d'un lieu à un autre sans altérer le mouvement général de l'action . Spectateurs d'un soir, sachez donc que si vous venez tranquillement vous amuser aux rocambolesques machinations de Feydeau, votre rire aura poussé sur un terreau fait d'astreinte, de précision, de technique en un mot, d'effort.
Il se trouve pourtant, et c'est la magie du théâtre, qu'au jour de la première et à chacune des représentations , comme vous, nous nous amuserons......et peut-être saurons nous un jour enfin, pourquoi nous rions !

Elisa CHICAUD

 


DISTRIBUTION :

Par ordre d'entrée en scène :

Lucienne VATELIN - Catherine FUME
Edmond PONTAGNAC - Olivier CHARDIN
Crépin VATELIN - Jean-Denis LEFÈVRE
Jean Jean-Louis - MARTINO
Ernest REDILLON - Olivier VERMONT
Clotilde PONTAGNAC - Estelle RIVIER / Elisa CHICAUD
Maggy SOLDIGNAC - Catherine TROTTIN
Narcisse SOLDIGNAC - Philippe REACHE
ARMANDINE - Judith HARRIS
VICTOR - Yoan BRIZE
LE GERANT - Jean-Louis MARTINO
CLARA - Emmanuelle BOUYOU
PINCHARD - Hervé BRIZE
Mme PINCHARD - Bénédicte QUARTIER
1er COMMISSAIRE - Jean-Louis MARTINO
2ème COMMISSAIRE - Judith HARRIS
GEROME - Philippe RÉACHE

 


L'ÉQUIPE :

Mise en scène Elisa CHICAUD

Espace scénique Marian TADLA

Décors Elisa CHICAUD / Jean-Jacques JAMET

Création Costumes Gisèle GIRARD-BLANC
Assistées de Monique COUSIN
/ Mathé PEYRECAVE

Lumière Jocelyn POULIN
Assisté
par Cyril HERVIER

Régie Suzy CLAPIER

Musique Jean-Claude GRABON

Affiche Philippe JOL

Administration Christiane ESCOUBOUÉ

Presse Annie ROUILLON

Nous remercions pour leur soutien le Conseil Général du Loiret, le Conseil Régional du Centre, la ville de Briare, la centrale nucléaire de Dampierre en Burly, les municipalités voisines.

 


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