"LE
MEDECIN VOLANT" (vers 1650)
L'une des pièces qui marque les débuts
de Jean-Baptiste Pocquelin comme auteur. Il s'agit d'un brillant coup
d'essai , inspiré de la farce et de la commédia dell'arte,
un curieux exercice de voltige dans lequel prédonime l'idée
comique. Le thème du médecin est très utilisé
par Molière ; il ne faut pas chercher ici, de critique sur cette
corporation.
L'argument : Lucile est amoureuse de Valère,
mais son père Gorgibus prétend la marier à un autre
prétendant. Lucile et Sabine, sa cousine, conviennent d'un subterfuge,
afin d'abuser le vieillard. pour retarder les noces, Lucile feint la
maladie. Sganarelle, valet de Valère, se voit confier le rôle
de médecin. Malgré de nombreuses maladresses, il s'acquitte
de cette charge, mais la situation va se compliquer...
"LE MARIAGE FORCE" (1664)
Pièce représentée pour les divertissements royaux
au Louvre dans l'appartement de la Reine-Mère, avec l'apparition
du roi lui-même costumé en égyptien. Présentée
en comédie-ballet, c'est l'occasion pour Molière de travailler
en collaboration avec Lulli pour la musique et Beauchamp pour la chorégraphie.
Dans cette amère, l'ironie se voile de douceur , le comique de
la situation prend des allures de cauchemar.
L'argument : Sganarelle, bourgeois vieillissant, est en joie,
il se marie. Il est épris d'une jeune coquette, Dorimène,
qui voit dans ces épousaillles que le bonheur d'échapper
au joug de son père, et de bénéficier d'une vie
facile. Elle pense surtout poursuivre les rencontres avec son amant.
Sganarelle sollicite son ami Géronimo et consulte en vain ses
voisins philosophes, et se fait dire l'avenir par des égyptiennes...
Accablé et rongé par el doute, il voit se profiler son
infortune et tente de rompre son engagement. Alcantor, le père
de Dorimène, et Alcidas, son frère, vont-ils lui permettre
?
"SGANARELLE,
ou le cocu imaginaire" (1660)
Une farce traitée de main de maître, qui par
sa gaieté franche et drue, fit de Molière l'auteur à
la mode. L'une de ses premières comédies en vers, aux
alexendrins admirablement soutenus par la verve comique de l'intrigue.
C'est de toutes ses comédies, celle que Molière joua le
plus souvent (122 fois), et il semble qu'elle déclencha les faveurs
du Roi à son égard.
L'argument
: Gorgibus veut dénouer les tendres liens entre Célie,
sa fille, et Lélie. Il choisit un meilleur parti. Célie
se trouve mal. Une série de quiproquos s'enchaîne, la jalousie
des unes et des autres chassant toute raison... Sganarelle porte secours
à célie, sous le regard de sa femme stupéfaite.
lui-même la voit embrasser le portrait de Lélie. Lélie,
apprend que sa promise serait mariée avec ce bougre de Sganarelle.
Célie croit que Lélie a une liason avec Madame Sganarelle...
Magré toutes ces intrigues, l'amour sort vainqueur...