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LES
FEMMES SAVANTES
De Molière - Mise en scène: Jean-Denis Lefèvre
Jouée
en 1672 au Palais-Royal , Molière aurait passé 4 ans à
son écriture. Pour les Femmes Savantes il choisit une Maison
bourgeoise dans laquelle les femmes orgueilleuses de leur savoir s'entichent
de poètes sans talent, arrivistes et flatteurs.
Face
à ces bas-bleus pédants et à son épouse
qui régente le foyer à sa guise Chrysale pleutre et lâche
cède malgré son solide bon sens.
Il
faudra l'appui de son frère et d'une servante pour qu'il réagisse
et ait raison du mariage fomenté par son épouse, Philaminte,
entre Henriette sa fille cadette et Trissotin le coureur de dot
LES
PHOTOS DE LA PIECE
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La société du XVII ème siècle
se compose d'Ordres. Chacun a ses règles ses statuts, ses droits,
ses devoirs. La première moitié du règne de Louis
XIV a été une période d'enrichissement, d'infiltration
du pouvoir par la bourgeoisie. Ceci impliquait une volonté d'accéder
au savoir, y compris pour les femmes, ce qui n'allait pas sans contradictions.
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Chez
les nobles la passion du rang social l'emportait souvent sur toute autre
considération. Le fils aîné recevait la presque totalité
de l'héritage; la fille aînée était «mariée",*
les autres enfants sacrifiés ; les filles entraient au couvent.
L'âge légal des noces était fixé à 12
ans. Les bourgeois privilégiaient les Ecus. L'union des corps et
des esprits était secondaire, il fallait bien s'en arranger.
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LE SAVOIR
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Les
femmes ayant reçu une certaine instruction n'avaient acquis aucune
connaissance utile pour entrer dans la vie sociale. Elles étaient
condamnées à se rendre savantes pour être savantes.
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LA PETITE
HISTOIRE
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Dans
Les Femmes Savantes Molière règle des comptes.
L'Abbé Cottin (Trissotin), coqueluche des grands salons précieux
est
foudroyé par la plume de l'auteur
Monsieur Ménage, (Vadius), pédant, poète mineur,
mais esprit distingué,
confia à Madame de Rambouillet au soir de la première :
« Madame, j'ai vu la pièce elle est parfaitement belle on
n'y peut rien trouver à redire ou à critiquer."
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Jean
Denis
LEFÈVRE
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Propos
de mise en scène
En
rêvant LES FEMMES SAVANTES, je n'ai pas souhaité décaler
l'uvre dans le temps, cette tentative m'apparaissant hasardeuse,
infructueuse. Cependant l'idée de confiner les caractères
de cette comédie dans un décor réaliste me semblait
être un obstacle aux multiples résonances de la pièce.
Les personnages dont les costumes délirants ne font que suggérer
l'époque, évoluent dans un univers dépouillé
où le livre, instrument du savoir, dévore jusqu'à
l'absurde, l'espace de vie.
Ces
femmes, féministes par révolte légitime, violentes
dans leur combat, ne laissent que peu de place à la sensualité,
à la tendresse, elles deviennent à leur tour des caricatures
de l'autorité masculine.
Molière
qui raille ici l'élan de ces femmes savantes et qui attribue globalement
aux hommes l'apanage de la raison est-il en proie à une forme de
mysoginie primaire? Par une acrobatie géniale, il les fait accéder
à un statut jusqu'alors réservé aux hommes: celui
du grand comique et de la clownerie.
Jean-Denis
Lefèvre
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DISTRIBUTION
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Par
ordre d'entrée en scène :
Philaminte,
épouse de Chrysale : Catherine Trottin
Chrysale, bon bourgeois : Philippe Réache
Armande, fille de Philaminte : Sabine Peyrard
Henriette, fille de Philaminte : Coraline Clément
Ariste, frère de Chrysale : Elisa Chicaud
Bélise, sur de Chrysale : Antoine Ronchin
Trissotin, poète : Jean-Jacques Jamet
Le notaire : Jean-Jacques Jamet
Martine, servante : Suzy Clapier
L'Épine, laquais de Chrysale : Guillian Borean Bastien
Boulland
Julien, valet de Vadius : Alexis Lafeuille Gaultier Levesque
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