L’OPERA DE SMYRNE
de Carlo Goldoni

Traduction et adaptation de Jean-Claude Penchenat, Geneviève Penchenat, Myriam Pisoni

Mise en scène Elisa Chicaud

 


L’EQUIPE

Tognina, cantatrice vénitienne dite Giudecchina : Ghislaine Delion

Lucrezia, cantatrice florentine dite la Mastroquette : Judith Harris

Annina cantatrice bolonaise dite la Castagnasse : Sabine Peyrard


Pasqualino, ténor ami de Tognina : Philippe Avril

Nibio, agent de chanteurs et chanteuses : Daniel Baillargeon

Carluccio, dit diablotin-sopraniste : Damien Bergel

Ali Turc, riche négociant de Smyrne et l’Aubergiste : Olivier Chardin

Trottolo, serviteur du Turc et valet de l’auberge : Jean-Jacques Jamet

Maccario, mauvais poète : Jacques Terraz

Comte Lasca ami des chanteurset des chanteuses : Olivier Vermont

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Mise en scène et conception décors : Elisa Chicaud

Réalisation décors : Daniel Pereira-Alves,
Elisa Chicaud

Création lumière : Bruno Limoge

Création costumes et réalisation : Andréa Guérot,
Amélie Michel

Régie : Daniel Pereira-Alves

Affiche : Julien Jamet

Administration : Christiane Escouboué

Presse : Annie Rouillon

Dates : 14-21-27-28 Octobre
3-4-10-11-17-18-24-25 Novembre
1-2-8-9-15-16-22-23 Décembre à 21h
Dimanches 3-17 Décembre à 15h
Matinées scolaires
les vendredis 10-24 Novembre ;1er-8 Décembre à 14h

Venise au XVIIIème siècle frivole, festive, tout est musique. Les chanteurs et chanteuses règnent sur la ville, imposent leurs caprices, dépensent plus qu’ils gagnent, se chamaillent, s’envoient des piques, se battent pour obtenir le premier rôle, prêts à toutes les courbettes et compromissions dès qu’un contrat se profile.
Un riche turc veut monter un opéra à Smyrne, plus attiré par la plastique de ces dames que par leur voix. Lucrezia, cantatrice, arrive en ville avec Carluccio sopraniste, en quête de rôles et de protecteur. Le Comte Lasca susurre à chacun qu’il est choisi. Tognina et Annina briguent elles aussi le rôle de diva et Pascalino exige le rôle de ténor, Nibio se nomme impresario. Chacun veut se placer, se prétend le meilleur, l’unique, et manigance…

Folle sarabande dans laquelle Goldoni se moque de la société du spectacle de son temps, son rire fait vibrer chaque mot ; mais les personnages émeuvent, derrière les turpitudes, le désespoir n’est pas loin.
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PROPOS

Ce n’est pas la première fois qu’au Théâtre de l’Escabeau, nous montons une pièce de Goldoni : « Arlequin valet de deux maîtres » en 1988, « Baroufe à Chioggia » que j’ai eu le bonheur de mettre en scène en 2001.
Au moment de choisir un nouveau spectacle, je n’ai pas résisté au plaisir de replonger dans l’univers lumineux, plein d’humour et d’humanisme de ce grand auteur italien.
« L’opéra de Smyrne » est une pure comédie. Goldoni nous fait partir à la découverte du petit monde des artistes lyriques, dans un tourbillon de joie, de disputes et de mal-entendus.
A Venise, au milieu du XVIII ème siècle, les théâtres se multiplient et battent leur plein, au moment du Carnaval. De toutes les régions d’Italie, chanteurs, librettistes, impresari accourent à Venise pour tenter leur chance. Les places sont chères et tout le monde n’aura pas le privilège d’obtenir un rôle, voire même d’être embauché.
Goldoni croque avec brio, humour et cruauté les intrigues de ce petit monde de l’opéra. : cantatrices sans scrupules, chanteurs délirants, protecteur avare, poète minable, impresario rapace, autant de personnages hauts en couleurs qui se débattent entre leurs rêves de gloire et la réalité implacable du manque d’argent. Un marchand turc, homme de sérail, plus attiré par la plastique des chanteuses que par l’art lyrique, sème le trouble parmi les protagonistes en proposant de produire un opéra et de le tourner au-delà des mers…

On a le sentiment que le monde du spectacle a si peu changé !
L’argent, le nerf de la guerre, sans quoi rien n’est possible, obsède tout le monde. Toujours à la recherche d’un sequin pour se faire livrer leur malle, s’offrir un chocolat, payer un coiffeur ou un bottier, chanteurs et chanteuses se battent pour obtenir un rôle, « le premier rôle », qui reste le rêve absolu pour chacun des artistes.
Mettant l’accent sur l’aspect parodique du spectacle, nous travaillerons la partition comique de chacun des acteurs, en nous efforçant de mettre en valeur les fragilités, les défauts ô combien nombreux, et donc le dérisoire de chacun des personnages, sans oublier pour autant que ce sont des êtres humains de tous les jours. Il y aura du monde sur le plateau, 10 acteurs se partageront la scène et contribueront dans un esprit collectif, propre au Théâtre de l’Escabeau, à la mise en œuvre dynamique du spectacle, changements de décors à vue, chorégraphies etc.…
Les chanteurs vantent largement les mérites de leur voix, certaines capables d’atteindre le contre-ut, d’autres possédant un legato sublime, sans oublier le sopraniste à la divine voix de castra. Dans la pièce de Goldoni, ils évitent autant que faire se peut, de se faire entendre et pourtant j’ai pris la liberté de les faire exister en tant que chanteurs. Au milieu du tourbillon des changements de décors, on les entendra interpréter des airs d’opéra bouffe… Et s’il ne s’agit pas vraiment de leur propre voix, qu’importe, la comédie avant tout !
Au dernier acte, on les retrouve, à l’aube, attendant frileusement sur le quai du départ, la concrétisation de leurs espoirs… mais, brutalement confrontés à la perte de leur rêve, ils découvrent enfin, unis dans la malchance, que la solidarité et le partage restent la seule réponse aux perfidies du destin.


 

DURÉE DU SPECTACLE : 2h15 avec entracte
TARIFS : Plein tarif 15 €
Tarif réduit 11 €
(chômeurs, étudiants, groupes à partir de 10
personnes les vendredis et les dimanches)
Tarif enfant 8 €
(enfant de moins de 12 ans)
RÉSERVATIONS : 02 38 37 01 15

Merci de réserver vos places à l’avance et de les annuler en cas d’empêchement.
N’hésitez pas à laisser vos coordonnées sur le répondeur (jour de représentation, nom, nombre de places et numéro de téléphone).
Ne rappelez pas pour confirmer votre réservation, merci !

Les places ne sont pas numérotées. Les places réservées, non retirées 10 minutes avant le début du spectacle seront proposées aux spectateurs non munis de billets.
Pour l’écoute et le respect des comédiens et des spectateurs, n’arrivez pas après le début de la représentation.