LE GORA…et autres bêtes

Textes de Georges Courteline
Théâtre de l’Escabeau








Mise en scène : Olivier Chardin
Les comédiens : Judith Harris Damien Bergel Olivier Vermont Anna Babillot
Décors : Philippe Jol
Création costumes : Mathé Peyrecave
Création lumière : Alvaro Marchetti
Régie : Daniel Pereira-Alves
Christian Fontaine
Affiche : Elisa Chicaud
Administration : Christiane Escouboue
Communication : Annie Rouillon

Photos : Pierre BOSSET Briare Déclic


Avant, après

L’art de la séduction….et ce qu’il en reste après l’acte d’amour.

Tout ce que tu voudras
L’amitié de soldats de retour dans la vie civile, sans l’uniforme, l’homme à nu.

Vieux ménage
Le couple empêtré dans sa routine, l’amour absent qui rend cruel, les rites à perpétrer. Toutes les lâchetés sont bonnes pour ne rien y changer.

Monsieur Badin
Un directeur excédé par l’absentéisme de son employé ; un employé qui n’a rien d’un modèle, ne parvient plus à rejoindre son lieu de travail, miroir de sa médiocrité.

Le Gora
Un bourgeois prétentieux, une maîtresse peu instruite … la fin d’une aventure ?

La Voiture versée
Un accident de voiture, un jeune homme provincial vient au secours d’une jeune femme, succombe à son charme, la raccompagne…

Les Boulingrin
Un vieux célibataire pique-assiette, entend profiter pleinement de l’invitation chez un respectable ménage bourgeois.

______________________________________

Pourquoi Courteline ?
Parce qu’un l’instar d’un Feydeau ou d’un Labiche, il nous donne une vision satirique de son époque. Mais son humour n’a rien à voir avec la formidable mécanique de précision du premier et s’il utilise les ressorts vaudevillesques du second, c’est pour mieux les détourner et cela nous donne une peinture au vitriol de la société de cette époque. C’est ce rire grinçant qui m’a attiré.

Pourquoi ces pièces ?
Pour leur méchanceté justement. Elles mettent en action une magnifique galerie de mufles, escrocs, manipulateurs manipulés, bourreaux devenant victimes et victimes consentantes Toutes sont drôles, mais toutes ne sont pas gaies.
Pourquoi cette mise en scène ?

Pour faire ensemble un beau voyage vers 1900, monde déjà lointain et pourtant pas si ancien où l’on se promenait en barque sur la Marne, où les voitures avaient des cochers et où les phonographes crachotaient les rengaines de Mayol et autre Bruant.

Olivier Chardin